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Les pêcheries européennes figurent parmi les pêcheries plus encadrées de la planète. L'exemple extrême étant la pêcherie de grands fonds. Aujourd'hui tout bateau d'Euronor doit quitter le port pour aller pêcher avec un système de suivi par sattellite en état de marche. Ce dispositif envoie toutes les heures la position, le cap et la vitesse du bateau aux autorités de l'Etat membre des eaux dans lequel se trouve le navire. Durant le trajet, le bateau doit envoyer un certain nombre de messages standardisés informant de ses intentions de pêche. Une fois en pêche dans une zone où il dispose de quotas et qui n'est pas fermée à la pêche, le navire est à tout moment susceptible d'être contrôlé par un navire de contrôle des pêches. Ces contrôles portent par exemple sur le remplissage du journal de pêche (log book), le respect du matériel de pêche (taille des mailles du chalut dans ses différentes parties, ...), contrôle du remplissage de la cale (contrôle du volume occupé par rapport au volume total, respect de la séparation de certaines espèces en cale, ...). Durant la période de pêche et en fonction des zones fréquentées, le capitaine doit envoyer des messages d'entrées et sorties de zones, des messages quotidiens indiquant les quantités pêchées par espèces, des messages hebdomadaires, les formats de ces messages étant bien sûr différents pour les eaux communautaires et les eaux internationales. De retour à quai, après avoir envoyé les divers messages de transit indiquant la composition des captures, le capitaine transmet son journal de pêche à l'administration, le poisson débarqué est régulièrement contrôlé sur les quais et les quantités vendues sont enregistrées dans une base de donnée croisée ensuite avec les journaux de pêche. Ce processus lourd et stressant pour les capitaines, auquel se superposent les embarquements d'observateurs scientifiques, présente le mérite d'avoir découragé au fil des années les pêcheries illégales.
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